« Et donc ce blog, on en est où ? »
Quand Mathilde m’a posé cette question l’autre soir, elle avait son ton malicieux à la « C’est pas que t’as promis de t’y mettre y’a six mois mais quasi ». Réaction instantanée, déformation professionnelle : j’ai « block & bridgé » et on est passé rapidement à autre chose.
Toutefois, derrière la malice apparente de ma voisine de la rue Hum-hum, j’ai senti une pointe d’agacement poli que je ne peux que comprendre.
Quand j’ai choisi de créer ce blog, c’est elle et Eric qui m’ont mis le pied à l’étrier (les doigts sur le clavier ?), me gratifiant (et je leur en suis extrêmement reconnaissant) d’un « à propos » de haute volée, pensé par eux entre une bûche et du foie gras au moment des vacances de Noël. Une manière, certainement, de m’obliger à me bouger les fesses (le pied, les doigts, les fesses, vous suivez ?).
Las, les semaines, telles une armée de Pierrette Brès sur l’hippodrome de Longchamp, ont filé sans que je m’y mette sérieusement, régulièrement (vous aurez noté mon goût prononcé pour les adverbes). A chaque rencontre avec mes deux docteurs es 2.0, j’avais droit à l’angoissante question : « Et sinon, ce blog ? ». Honteux, je bafouillais de vagues explications qui ne trompaient personne (« C’est la crise. », « J’ai pas le temps », « ça vient », « Oh, t’as vu l’hirondelle là ?! »).
Venaient aussi des justifications plus sérieuses, comme « J’arrive pas à définir ma ligne éditoriale ! » (comme si j’allais révolutionner l’histoire de l’information online) (sic). Ce à quoi Mathilde et Eric répondaient justement : « Non mais cherche pas, la ligne éditoriale de n’importe quel blog personnel, c’est son auteur ! ». Et moi, petit puceau de la blogosphère, de me rendre compte, finalement, que tout cela tombait sous le sens (on se notera que je suis long à la détente).
Alors quand Mathilde a prononcé les mots de l’angoisse (« Il en est où ce blog qui devait être lancé en janvier ? »), assortissant sa question d’un bon coup de pression (« Non parce que, si d’ici un mois, on voit rien, on retire notre à-propos »), je me suis dit que j’étais bien con de ne pas avancer dans ce projet et que, de toute façon, on va pas se la raconter, mais les blogs persos, hein, bah, quand même. Ce n’était plus Pascal le grand frère, mais Mathilde la grande voisine.
D’où ce post.
D’où les prochains.
Ils m’ont fait confiance, ont pris la plume (non, le doigt) pour moi. Il faut que je me bouge.
Merci Mathilde, merci Eric.
Eric
2 years ago
o// Je suis un tag. Trop fier. Et bravo hein.
Mathilde
2 years ago
Fière (aussi).
Touchée… et accessoirement pas aussi grossière que Pascal le grand frère hein
Adri
2 years ago
Vas-y mon chouchou !
todac
2 years ago
Evidemment que tu es moins grossière que Pascal.
Merci !
todac
2 years ago
Le moment où tu es “fier”, j’adore.
Ensemble, tout devient possible (on devrait le soumettre).
todac
2 years ago
Tout ce qui se passe en ce moment, c’est ingérable. Des hordes de fans sont à la porte.
Rentre vite.
Unimaru
2 years ago
Ah bah enfin
todac
2 years ago
Pour toute question technique, logistique et trucs en ic, s’adresser à Unimaru.
Merci beaucoup pour tout ce que tu as fait Franck !!
Olivier S
2 years ago
Il est des attentes qui se justifient en quelques minutes. Bravo.
Eric
2 years ago
Tu te rends bien compte qu’on ne sait pas à qui tu réponds si tu ne l’indiques pas ? (enfin on se doute en gros, on tâtonne, on déduit quoi…)
todac
2 years ago
Merci Olivier ! Yapuka l’alimenter !